Coefficient d’occupation des sols (COS) : comment calculer ce que vous pouvez vraiment construire ?

Vous envisagez de construire et vous demandez quelle surface de plancher vous pouvez réellement édifier sur votre terrain ? Le coefficient d’occupation des sols, ou COS, a longtemps été la référence pour répondre à cette question. Supprimé en 2014, il reste pourtant un repère incontournable pour comprendre les règles de constructibilité.

Tour d’horizon avec Nature & Résidence Habitat, aménageur foncier.

L’essentiel à retenir

  • Le coefficient d’occupation des sols exprime le rapport entre la surface de plancher constructible et la superficie du terrain.
  • Depuis la loi ALUR du 27 mars 2014, le COS n’est plus opposable dans la majorité des communes françaises.
  • Le coefficient d’emprise au sol (CES), la hauteur maximale et les règles d’implantation le remplacent désormais dans les PLU.
  • Pour connaître vos droits à construire, vous devez consulter le règlement du PLU ou du PLUi de votre commune.
  • Un accompagnement professionnel vous aide à optimiser la surface constructible de votre terrain.

Qu’est-ce que le coefficient d’occupation des sols ?

Le COS est un indicateur d’urbanisme qui définit la densité de construction autorisée sur une parcelle. Concrètement, il s’exprime sous la forme d’un nombre décimal qui, multiplié par la surface du terrain, donne la surface de plancher maximale constructible.

Par exemple, sur un terrain de 1000 m² avec un COS de 0,4, vous pouviez construire jusqu’à 400 m² de surface de plancher. En zone pavillonnaire, le COS oscillait généralement entre 0,3 et 0,5, tandis qu’en zone urbaine dense, il pouvait dépasser 1.

« Le COS reste un excellent outil pédagogique pour comprendre la notion de densité. Même supprimé, il aide nos clients à se projeter concrètement dans leur futur projet de construction. » — L’équipe de Nature & Résidence Habitat

Comment calculer le coefficient d’occupation des sols ?

Avant sa suppression, le calcul était simple. Voici les 2 formules à retenir selon ce que vous cherchez à déterminer :

  • COS d’un terrain = surface de plancher existante ÷ surface du terrain.
  • Surface constructible maximale = COS × surface du terrain.

Exemple concret de calcul

Prenons un terrain de 800 m² situé dans une zone où le COS était fixé à 0,5. La surface de plancher maximale autorisée était de : 0,5 × 800 = 400 m². Si une maison de 150 m² existait déjà, il restait un potentiel de 250 m² de surface de plancher à construire, par exemple pour une extension ou un second logement.

Tableau récapitulatif

Surface du terrain COS appliqué Surface de plancher maximale
500 m² 0,3 150 m²
800 m² 0,5 400 m²
1 000 m² 0,4 400 m²
1 200 m² 0,6 720 m²

Pourquoi le COS a-t-il été supprimé ?

La loi ALUR (Accès au logement et un urbanisme rénové), promulguée le 27 mars 2014, a supprimé le coefficient d’occupation des sols dans les PLU et les POS. L’objectif principal : favoriser la densification urbaine et lutter contre l’étalement des villes.

Le COS présentait en effet plusieurs limites. Un même coefficient pouvait produire des formes urbaines très différentes, ce qui rendait difficile la maîtrise qualitative du cadre bâti. De plus, en limitant la surface de plancher, il freinait les projets de surélévation et de division parcellaire, pourtant essentiels dans un contexte de sobriété foncière.

Par quoi le COS est-il remplacé aujourd’hui ?

Depuis la suppression du coefficient d’occupation des sols, ce sont d’autres règles inscrites dans le PLU qui encadrent la constructibilité.

Voici les principaux outils qui régissent désormais vos droits à construire :

  • Le coefficient d’emprise au sol (CES) : il fixe la surface maximale que la projection au sol de votre construction peut occuper sur la parcelle.
  • La hauteur maximale des constructions : elle limite le nombre de niveaux que vous pouvez édifier.
  • Les règles d’implantation : elles définissent les distances à respecter par rapport aux limites séparatives, aux voies et aux constructions voisines.
  • Le coefficient de biotope : il impose un ratio minimal de surfaces favorables à la nature sur votre parcelle.

L’avis de Nature & Résidence Habitat : avant d’acheter un terrain à vendre en Vendée ou ailleurs en France, nous vous conseillons de toujours demander un certificat d’urbanisme opérationnel. Ce document vous indiquera précisément les règles applicables et la faisabilité de votre projet, bien plus efficacement qu’un ancien COS.

Comment connaître vos droits à construire sans le COS ?

La démarche est désormais un peu différente, mais tout aussi accessible. Pour déterminer ce que vous pouvez construire sur un terrain, vous devez consulter le règlement du PLU (ou PLUi) de votre commune. Celui-ci détaille, zone par zone, les règles de hauteur, d’emprise au sol et d’implantation.

Voici les étapes à suivre :

  1. Identifier la zone de votre terrain sur le plan de zonage du PLU (zones U, AU, A ou N).
  2. Lire le règlement correspondant à cette zone pour repérer le CES, la hauteur et les retraits autorisés.
  3. Demander un certificat d’urbanisme en mairie pour obtenir une réponse officielle sur la constructibilité.
  4. Faire appel à un professionnel de l’aménagement foncier pour optimiser l’implantation du projet.

Le COS est-il encore utilisé dans certains cas ?

Malgré sa suppression officielle, le coefficient d’occupation des sols n’a pas totalement disparu du paysage. Certaines communes n’ayant pas encore révisé leur POS conservent des références au COS dans leurs documents d’urbanisme. Toutefois, depuis 2014, ces valeurs ne sont plus juridiquement opposables aux demandes de permis de construire.

Le COS reste également utilisé dans un cadre fiscal, pour le calcul de la taxe d’aménagement ou pour estimer la valeur foncière d’un terrain. Les professionnels de l’immobilier et de l’aménagement y font encore référence à titre indicatif pour évaluer le potentiel constructible d’une parcelle.

Vous souhaitez construire sans vous perdre dans les règles d’urbanisme ? Nature & Résidence Habitat vous propose des terrains déjà viabilisés, avec une constructibilité étudiée en amont. Découvrez nos offres d’achat de terrains constructibles et viabilisés et lancez votre projet en toute sérénité !

Sources :

  • https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006817130/2007-01-01
  • https://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/coefficient-doccupation-des-sols-cos